samedi 24 janvier 2009

Quand notre mec nous énerve...

Parce qu’il existe aussi des hommes qui énervent des femmes, voici comment on (enfin on…) peut vous proposer de régler le problème…
Comme vous voyez j’ai préféré au bain d’Arsenic le bocal de Bubulle… Avis aux amatrices!



Plongée a Auckland

24 janvier : c’est l’anniversaire de mon amoureux! Alors on quitte l’authenticité de Taupo pour regagner la capitale, plus précisément Kelly’s Tarlton, le célèbre aquarium car Matthieu a rendez-vous avec son cadeau d’anniversaire…
L’aquarium, fondé par le passionné du même nom, est connu pour son couloir vitré sous la mer, un peu façon Les Dents de la mer puisque l’on passe du coup sous requins, raies et gros poissons. Bon, en réalité ce n’est pas réellement un couloir sous la mer mais plutôt dans un aquarium avec tapis roulant auquel il ne manque plus que la petite musique d’ascenseur. Déception d’autant plus grande que le cadeau de Matthieu c’est de plonger avec les requins (!!!) et que cette plongée sensation se transforme en plongée en aquarium… Aller, c’est pas grave, armé du matériel du bon plongeur Quaker, Matthieu entre dans le bocal à requins… En fait, le fait qu’il plonge là c’est chouette parce que ça nous permet de vivre la plongée ensemble, et moi de filmer ses prouesses. Alors tout de suite, pour ceux que les requins effraient, une petite vidéo sensation de Matthieu contre les requins…

Sauf que la plongée ne serait pas ce qu’elle est sans la volonté de Matthieu de me faire passer un bon moment…
Et voila mon chéri en train de faire le clown dans le bassin, salué par les touristes qui pour certains voyaient en lui un membre du staff!! Excellent!


Apres les procédures d’explication et une feuille signée pour se dédouaner de tout accident (c‘est normal, mais il y aurait pas requins sous corail quand même?), la monitrice m’explique comment va se passer la plongée : on fera plusieurs arrêts dans les espaces de l’aquarium. Une fois habillé avec tout le matériel, je m’immerge dans le bassin d’accès duquel j’aperçois les requins dans le vrai bassin. La procédure est la suivante : l’instructrice va en premier dans le grand bassin, afin de voir l’humeur des requins au cas où il y aurait un peu d’agitation. Apres 2-3 minutes, elle me fait signe de rentrer pour faire mes premiers coups de palmes au milieu de la quinzaine de requins de 3 a 5 mètres. Je me mets dans les profondeurs du bassins (environs 4,50 mètres!!) non loin de mon accompagnatrice, qui avec son bâton, surveillera la rotation des requins autour de nous, un peu à la manière d’un videur de boite.
Malgré la présence du prédateur, je me sens en complète sécurité! Ce qui fait qu’en apercevant Aude à travers la vitre, il me prend l’envie de profiter de ce moment avec elle. Et le seul moyen de communiquer est alors de faire des signes et donc des petites conneries, ce qui sera un peu un leitmotiv durant les 35 minutes de la plongée.

Cependant, je me régale à voir le ballet des requins et grandes raies Manta de près. Très rapidement mon accompagnatrice me donne quelques dents de requins qui ont été semées un peu partout dans le bassin, avant que l’on passe par-dessus le tube a travers lequel Aude peut m’observer (parce que moi aussi je suis majestueux dans l’eau). Dans le bassin je peux bien observer de près les différents types de requins suivant les nageoires, la taille et parfois la couleur, ainsi que les raies qui sont d’environs 2 mètres d’envergure.
En tout cas, quel plaisir de pouvoir nager dans cet environnement, bien qu’artificiel, avec la possibilité de le faire “avec“ Aude. J’en tire une grosse tranche de rigolade entre les poses photos, les figures improvisées et les coucous au public, pensant certainement que j’étais de l’équipe (et dans le rôle du clown…).


Au total on aura passé un bon moment dans cet aquarium! Un petit tour par Piha et nous voila sur le départ… Quaker jusqu’au bout, au revoir la Nouvelle-Zélande!


jeudi 22 janvier 2009

Taupo



Ce matin, on doit quitter le petit paradis de camping aux sources thermales. Il fait encore un gros soleil aujourd’hui, ce qui motive Aude à aller faire un petit footing! “ Youpi matin, la pêche William”. Après 50 minutes, un bronzage et quelques étirements, on profite d’un dernier bain dans les sources. Départ direction Taupo, sur les conseils des Français rencontrés la veille pour aller marcher un peu du coté de l’un des lieux que certains connaissent sous le nom de Mordor (On sait jamais si il y a moyen de rencontrer des Toucs ou Brandbouc…!!). Au passage, les Néo-Zélandais sont les rois de la déforestation avec des paysages entiers ou les arbres sont abattus pour le commerce et faire des prés sans doutes pour les 60 millions de moutons.
Nous allons donc vers Taupo, ville en bordure de lac, à quelques kilomètres du parc de Tongariro. Finalement on s’arrête à l’information touristique pour prendre des renseignements sur les balades dans la région et réserver mon cadeau d’anniversaire. C’est chose faite avec Jason, qui sera aussi gentil avec nous, que râleur avec sa collègue, qui lui a foutu le bordel complet sur son bureau (Tiens ça me rappelle mes paquets de feuilles pas classés que je vais retrouver à mon retour à la maison). Il est déjà 15 heures et on se pose en bord du lac pour passer l’après-midi au repos, avec quelques bières et des Pringles Quaker, en s’essayant à travailler quelques pas de salsa et la passe de notre prochain arrêt à l’île de Pâques. Et autant dire que la passe de Salva s’avère ne pas être totalement évidente (merci Eric pour ce choix!).
Mais le plus impressionnant c’est le défilé de bateaux auquel on assiste en arrivant sur le parking. Il y a un trafic monstrueux de bateaux de toutes tailles qui rentrent et qui sortent de l’eau. Ici quand c’est le week-end ou en vacances, bah tu sors ton bateau pour aller te baigner, pêcher, faire du ski nautique: c’est un peu “jamais sans mon bateau“.
Cependant on s’est placés un peu à l’écart, nous permettant du profiter du calme sans le bruit des moteurs, c’est bon de se poser après… bah après rien du tout puisqu’on a que ça à faire: rien.
D’autant qu’avec le soir qui arrive on a droit à un superbe coucher de soleil. Pendant près d’une heure c’est le festival de couleurs qui changent sur un fond de montagne enneigée et de volcan…

Après une nuit passée sur le parking, on se réveille tôt le lendemain entourés de remorques à bateau, puis l’on part vers le parc de Tongariro pour une rando à la journée sur les volcans.
De loin, les différents sommets se détachent et sont vraiment jolis, alors pour en profiter on trace un peu et quelques dérapages, un peu de poussière et un jet d’insultes pour le conducteur plus tard de la part de l‘ensemble des passagers. On peut commencer la balade dans une ambiance un peu tendue mais ça ne dure pas… On profite du cadre monstrueux par la démesure du cratère Ngaruhoe, qui culmine à 2291 mètres.
Apres 3 heures de marche où l’on arrive sur un premier plateau, Aude fait une pause, pendant que Matthieu part tout seul à l’ascension du cratère. La pente à 40 degrés est essentiellement recouverte de petits cailloux et de sable. Du coup en faisant un pas, tu recules de 2 et merde! Obligé de passer par les cotés et d’escalader un peu, je dois dire que c’était un peu physique.
Mais à l’arrivée, superbe panorama sur le lac d’émeraude, le mont enneigé Ruapehu, et les différentes caldeiras, aux différentes couleurs. Au sommet, fumeroles cailloux, vent et activités de loisirs…


Apres un tour sur le sommet, le moment de la descente est arrivée et c’est un peu comme sur une piste noire de ski, mais avec que des cailloux et autant dire qu’il faut mieux pas chuter...

Après 30 minutes, mes chaussures font la gueule et ça tire un peu dans les cuisses, mais je suis content d’arriver et de pouvoir manger un peu avec Aude qui en a profité pour bronzer, manger et se reposer.
On continue alors notre balade au milieu des paysage de sable en compagnie d’un petit vent qui rafraichit au fur et à mesure de la montée. On traverse une plaine de sable,
avant de s’arrêter à un sommet donnant vue sur un cratère rouge,
le royaume de Soron,
et de petits lacs dont l’eau est d’un bleu azur surréaliste.
Seulement pour continuer, le chemin est en montée/descente sur un sentier de sable..Sur les 2 marcheurs, il y en a un qui commence à fatiguer et l’autre qui en a plein les jambes : en gros quel magnifique panorama!!
Une pause photos-vidéo-lançage de cailloux plus tard, on repart dans l’autre sens, mais mes chaussures commencent à me défoncer les pieds, donc ce sera en marchant un peu bizarrement que ce fera l’arrivée au Quakervan. Finalement, on est bien content de cette belle journée de balade ou on a failli se retourner en 4 roues, une engueulade, un petit coup de luge, un paysage superbe, 3 ongles de pied perdus, un retour en ville de nuit et une douche fermée! Bah oui après une bonne marche quoi de mieux que de croupir toute la nuit dans sa crasse? Mais encore une fois, il y a pas moyen de pouvoir dire que c’est la faute de ces Néozélandais. En demandant à la première auberge de jeunesse venue, le réceptionniste nous dit que l’on peut utiliser sans problème la douche de chez lui et gratuitement (plus que quelques bons points et ils vont avoir une image). Heureusement qu’il a pas vu la couleur de l’eau, d’autant qu’en bon gentlemen, mes chaussures pourries et mes claquettes terrassées précédemment, je me baladais dans la ville comme un clochard pieds nus : ah le charme des vacances à l’autre bout du monde! Un Mc Do plus tard et on repart vers Auckland…

le voyage, c'est aussi une bonne paire de chaussures...

Fidèles à notre désir de vous montrer toutes les facettes de notre voyage, voici une vidéo intime et triste, traitant en filigrane de la nécessité d’avoir de bonnes chaussures en voyage…

mercredi 21 janvier 2009

Impressions a 5 mois de voyage


A cinq mois de voyage… on est à la moitié de notre tour du monde!!! 5 mois derrière nous et 5 mois devant, on est un peu comme en voiture sur une longue route dégagée, un peu à la “Thelma et Louise”. Liberté et chemin parcouru. On est forts de nos rencontres et de certaines de nos expériences. On a quitté un continent puis un deuxième, on est à l’orée de l’Amérique du Sud et de ses promesses.
A cinq mois de voyage on en a plein la vue, plein les oreilles, plein les sens. On croque la vie pour ce qu’elle nous offre de merveilleux tous les jours.
A cinq mois de voyage et de rencontres on se dit que la nature humaine peut être belle et généreuse. On a rencontré en Jordanie, en Asie et là en Nouvelle-Zélande des peuples d’une gentillesse inouïe et naturelle, plein d’allant et de bienveillance. Alors à cinq mois de voyage on a envie de cette douceur d’être pour tous les jours, envie de cette ouverture d’esprit et de cette pensée qui sans cesse nous accompagne dans ce voyage : “l’étranger est un ami que l’on n’a pas encore rencontré” (écritoire qui surplombait un bar un Bali)…
A cinq mois de voyage et quelques échauffourées entre nous (!), on forme un couple dans son vrai quotidien. Des disputes, des agacements mais surtout beaucoup de plaisir à être ensemble Notre vision du monde devient de plus en plus commune et nous retrouvons chez l’autre les valeurs qui nous sont propres. A cinq mois de voyage l’amour et la confiance en notre couple nous fait absorber nos différences.
A cinq mois de voyage on a vachement la belle vie! On prend à peu près 3 leçons de vie par semaine que je souhaite pour ma part inscrire en lettres d’or en moi pour ne plus me plaindre de petites contrariétés quand d’autres ont si peu, ou ne pas snober ou être prétentieuse à l’instar des Néo-Zélandais qui savent si bien rester humbles dans leur aisance matérielle. Rester simple et accessible, ne pas se plaindre. Et ben les voila les fameuses bonnes résolutions!
Surtout à cinq mois de voyage, je suis complètement déconnectée, le cerveau à deux à l’heure comme si j’avais les connexions synaptiques d’une huître… Ceux qui me connaissent diront que c’est très bien comme ça mais franchement, le lâcher-prise a ses limites! J’en ai marre de faire autant de tours de bocal à la minute!!! Il va falloir se reprendre!!!
A cinq mois de voyage je vous souhaite de pouvoir faire une expérience similaire à la nôtre avec vos moyens et désirs à vous. Je vous souhaite de pouvoir expérimenter les richesses du monde et des gens du monde. Je vous souhaite l’émerveillement du voyage et la beauté des choses simples.

Aude

Bon ca fait 5 mois! Ben finalement on va reprendre une tournée de 5, en espérant que ça suffira à calmer le bonhomme!! Cela fait la moitie, cela veut dire qu’il reste beaucoup de temps mais que celui passé, équivalent, est finalement passé très vite. Cela donne envie de toujours en profiter, sans pour autant se précipiter et les grasses mat ont toujours leurs places: pas toujours voulues mais souvent acceptées.
Evidement ca fait 5 mois avec chouchoute, 24/24, 7/7 et autant dire que cela fait plus de 3 fois le temps passe dans un quotidien. Je pense très humblement pouvoir mériter une médaille. Non pas qu’elle soit particulièrement difficile la fille là, mais il y a bien des soldats qui ont des décorations, alors qu’ils sont jamais aller sur le front!! En tout cas soyez soulagé, on s’engueule régulièrement, elle est toujours chiante comme une fille et j’ai toujours raison, normale!! Mais c’’est toujours agréable de partager les moments ensemble et de découvrir pleins de petites choses de sa personne dans un quotidien qui n’a rien d’un quotidien. Elle est toujours surprenante, pleine de drôlerie et c’est un excellent professeur de salsa. De plus, elle est capable de rester désormais une heure a me regarder faire le bouchon dans l’eau, en faisant comme si j’étais Kelly Slater en sortant.
A 5 mois je fais ce que je veux comme un gamin qui rêve: oui je vole, j’atterrit où je veux, je suis un super héros qui peut porter son slip par-dessus son pantalon et pendant la récré je peux jouer à l’explorateur dans la jungle ou dans les temples antiques, ancestraux ou encore what?. Quand a mes obligations c’est mon seul cahier passeport de journal perso et le blog (cependant mon prochain passeport c’est l’espagnol et c’est pas gagné) (ceci est un jeu de mot dont je prend l’entière responsabilité, car “un peu d’humour ne fais jamais de mal”*). En faite après 5 mois, “il y a plus de nord, plus de sud c’est un immense bordel, mais organisé“*. Le voyage est quotidien de même que le plaisir, paraissant sans fin permettant tellement de se satisfaire de ce que l’on avait et de fait de ce que l’on aura.
A 5 mois c’est tous les jours régalade party avec un investissement sur les 5 prochains mois et les 5 prochaines années… On remplit la hotte de cadeaux pour notre vie, pour partager et pour faire des souvenirs. Je reste surpris de voir autant de gentillesse intarissable, de sourire qui remplissent les yeux, de simplicité a partager. Heureux de pouvoir faire des rencontres sympas et d’échanger. La rencontre avec des Néo-Zélandais aussi riches que simples et gentils, ayant un grand respect pour leur patrimoine, a été vécu par moi-même avec un grand respect.
Moi j’ai cette chance de faire ce tour du monde et en même temps, je suis content de m’être donne les moyens de le faire. Cette chance se construit, se choisit, se saisit Et c’est davantage une volonté qu’un bon numéro aléatoire tire au sort. Cela ne m’empêchera de me la gratter quand je rentrerais, on s’est jamais ce qu’il y après le tirage!?
Le fait que j’ai eu mon anniversaire me rappelle que le temps passe et que je perds la jeunesse au profit de l’expérience. Et actuellement je dois vieillir rapidement et c’est tant mieux!
*Pour qui me dira d’où vient cette citation, il y a un ensemble Home cinéma avec écran plat a la clé…ou une bonne poignée de sable de l’ile de Pâques.

Matt

mardi 20 janvier 2009

salsa en Nouvelle-Zelande

Aller, une fois n'est pas coutume, nous voici devant l'un des plus beaux sites de Nouvelle-Zélande pour guincher! Comme d'habitude vous imaginez la tete des nombreux passants dans ce site plus que touristique de Wai-O-Tapu... et comprenez l'exploit que constitue cette video (seuls) sans que Jason ou Mme Lee ne passent devant la caméra comme si de rien n'était (14 prises pour y arriver presque!).

Un GRAND MERCI A JS qui nous a envoyé la vidéo de la salsa qu'on danse ici : MERCI MERCI!!!


lundi 19 janvier 2009

Rotorua

Après une halte à Hamilton où on a pu apprécier qui le vin Chardonnay, qui la bière au miel (là franchement, autant pour l’un que pour l’autre, ça mériterait presque un article à part tellement on a aimé!), nous arrivons de nuit à Rotorua. Un stationnement sur une route à l’écart pour passer la nuit et on part le lendemain au centre-ville prendre les informations touristiques. Première impression sur Rotorua? “On aurait pas laissé quelque chose trop longtemps dans la poubelle??”… Bon, mis à part cette impression olfactive curieuse, on est enchantés de constater qu’à l’office du tourisme ne nous reçoivent que des hommes et femmes “d’un certain âge”, enfin un pays où ne sont pas embauchés que des jeunes et leur inexpérimenté joli minois, enfin un pays où 35 ne signifie pas “attention, vous êtes en zone de péremption”, et hop! Il est pas 10h qu’ils ont encore gratté un bon point! Décidément, ces Néo-Zélandais…
On commence donc notre visite de la région par Te Puia… en passant par l’un des nombreux geysers de la ville. Ah! C’Était donc ça l’odeur d’œuf pourri! Il faut dire que Rotorua est construite dans l’enceinte
d’un ancien cratère et que l’activité volcanique se fait toujours sentir au travers de ses geysers et autre zone thermale. Te Puia fait partie de ces zones et expose en un lieu activité thermale et centre culturel.

En effet dès l’entrée sont exposées dans “Te Heketanga a Rangi” 12 statues représentant chacune un gardien céleste de la culture Te Arawa.


Nous commençons par assister au spectacle maori, organisé dans une reconstitution de maison traditionnelle de village. Pour vous donner toute la saveur de cette exhibition, voici la vidéo de notre accueil.


L’étranger pouvant être ami ou ennemi, il était traditionnellement accueilli avec cette cérémonie cruciale puisque de son issue, c’est-à-dire de la réaction du chef de groupe étranger, dépendait son acceptation ou pas au sein de la communauté maori.

On salue ensuite en touchant le nez deux fois mains jointes puis nous rentrons dans la maison où nous attend 45 min de musique, danse et découverte de la force mêlée de joie et de douceur de cette société Maori, aujourd’hui disparue. Pour être honnête, ça me donne un peu le sentiment que je connais dans un zoo : admiration de ce que je vois mais avec un arrière-goût amère lié aux barreaux de la cage. Les maori sont beaux, puissants et bons. Mais les Maoris n’existent plus qu’au travers de prestations à destination des touristes. Petite pensée pour les massacres de population camouflés derrière la soi-disant belle épopée de la colonisation… Petite pensée sur ce que l’humain arrive à faire à son espèce, au gâchis de tant de beauté et d’énergie. Allons-nous tous finir avec une étiquette marquée “bon à consommer jusqu’à la prochaine civilisation dominante”? Le triste et le beau se mélangent, l’un donnant à l’autre un peu plus d’éclat… C’est avec émotion et admiration de leur agilité que l’on assiste aux jonglages improbables à la corde ou aux bâtons, dans un chœur magnifique.

Les corps se meuvent avec grâce : ondulation des mains, sourire dans la voix et sur le visage, déhanchés, tatouages, masses musculaires. C’est beau!
Clou du spectacle, la fameuse danse Hakka des hommes, avec révulsion des yeux, postures imposantes et protrusion de la langue, pour signifier à l’ennemi “je ne vais faire de toi qu’une bouchée!”.


Dehors, après le spectacle, nous pouvons assister au travail des sculpteurs sur bois traditionnels

puis, après un espace musée sur la culture maori, nous partons visiter le parc.

Au programme mares de boue bouillonnante, fumeroles et, avec de la chance, le geyser “mondialement connu” de Pohutu qui crache 2 à 3 fois par jour et qui peut atteindre 30 mètres de hauteur!


N'oublions pas que Te Puia est aussi le seul lieu que l'on a visité où on pu voir un kiwi! Aussi plumé que poilu, ce très gros oiseau nocturne qui cavale à plus de 30 km/h est devenu espèce protégé, en très sérieuse voie de disparition selon notre diagnostic puisque l'oiseau en question n'a été, nous concernant, vu que sur des panneaux de code de la route...
Fin de la visite de Te Puia, on rentre vers notre camping. Mais attention, le camping la classe à Waikiti Wallee : organisé le long d’une source thermale (une rivière d’eau chaude…), il donne accès à pas moins de 5 piscines d’eau thermale entre 35 et 38 degrés… Et là, je vous garantie que j’ai A-DO-RE la Nouvelle-Zélande! Vous rajoutez à ça pas de monde, un décor magnifique et un verre de Chardonnay bien frais et en 10 secondes vous touchez du doigt à quoi ça pourrait ressembler le paradis!


Le soir on rencontre des Sud-Africains qui nous font une redite de notre expérience du Nord-Vietnam. Ceux qui nous suivent de près comprendront le clin d’œil : ils étaient absolument morts de rire qu’on mange du riz et des brocolis au point où même en partant de la cuisine ils riaient encore “rice and brocoli ah ah ah” (souvenez-vous “no meat no chicken”...)!
Le lendemain on file sur Wai-O-Tapu, un autre centre thermal où on a rendez-vous à 10h15 avec le geyser Lady Knox. Ca fait un peu bizarre qu’ils arrivent aussi bien à prédire à quelle heure ça va péter… et pour cause. En fait, après que tout le monde se soit installés sur l’amphithéâtre qui entoure le geyser, un homme prend le micro et, quelques vannes sur les Australiens plus tard (ils n’ont pas l’air d’avoir la méga côte ici, les voisins…) v’là ti pas que le présentateur verse 20 grammes de savon dans la bouche de la demoiselle et que ces seulement 20 grammes suffisent à mettre Lady en trombe. Une mousse dégouline pour nous annoncer la suite du boulot et s’en suivent presque 30 minutes d’activité, le geyser atteignant parait-il presque 20 m de haut.

Ca fait bizarre le coté artificiel mais aller, c’est beau quand même, un geyser!
Nous rejoignons ensuite le parc en lui-même où se succèdent les sites. L’activité volcanique et les oxydes inhérents confèrent aux eaux thermales des couleurs incroyables. Dans notre top trois, voici la palette de l’artiste et la piscine de champagne,

Rouge pour le fer, jaune pour le souffre, violet pour le manganèse…

Puis le bassin du diable


Le vert, c’est la couleur de l’arsenic… Un ennemi veut-il prendre un petit bain?…!


On rentre finalement au camping où on perd un peu de temps. Il est 16h quand on arrive le ventre creux au musée de Rotorua. Ses salles exposent tout d’abord l’explosion du volcan Tarawera en 1886 qui a ravagé la région et notamment les fameuses terrasses blanches et roses, sortes de piscines naturelles dont les bassins sont le résultat des couches de lave d’une précédente éruption. Puis les panneaux explicatifs exposent l’arrivée des Maoris depuis la Polynésie devenue trop petite pour trop d’habitants et leur adaptation à leur nouvel environnement. Au total petite déception car pas beaucoup d’explications sur la signification des totems mais un musée d’une grande richesse… pour celui qui garde son attention sur la lecture de tant de panneaux en anglais… Mum….!
Il ne nous reste plus qu’à rentrer au camping pour apprécier un soir de plus la douceur des eaux thermales avant de passer la soirée avec 3 Français. Rotorua, son foyer culturel et son berceau d’activité géothermale, c’était vraiment fantastique!