dimanche 18 janvier 2009

Quand notre meuf nous énerve...

Voyager à 2 pendant des mois, c’est du bonheur mais c’est aussi quelques moments de dispute auxquels il faut apprendre à remédier. Ci-dessous, un exemple, que dis-je une proposition de solution pour tous les hommes qui ont des femmes qui les agacent…

Elle est pas belle la salade?!

vendredi 16 janvier 2009

supermarche de Quacker

Bon, y'a pas de raison qu'on ne vous montre pas tous les aspects de la culture Quaker alors tout de suite une petite video culturelle...


Comme vous pouvez le constater, c'est pas evident de trouver de la nourriture saine...

A vous de juger maintenant notre capacité d'adaptation...


En tout cas, visiblement, je veux pas dire mais les légumes ça a du bon!

jeudi 15 janvier 2009

Cap Reinga

Quelques kilomètres de routes gravillonneuses et nous voilà sur la péninsule de Cap Reinga, dans une atmosphère de bout du monde (en même temps, c’est un peu vrai). On s’installe dans le camping rudimentaire de Taputaputa, et bim! encore un bon point pour les Néo-Zélandais : ici pas de réception, seulement un panneau informant du prix, une boite remplie d’enveloppes-bulletins et la boite aux lettres pour récolter les paiements réalises par les campeurs eux-mêmes dans leur enveloppe. Vous imaginez ça en France? Nous non plus… Ils sont forts, ces Néo-Zélandais…
Nous voici donc sur la dune, face à la plage-son vent-ses mouettes, entourés de pêcheurs et de surfeurs.

Le petit point blanc, là, c'est notre camper van!!

Un repas et hop! Nous partons pour une balade de quelques heures en direction du Cap.


Au programme criques, vues imprenables sur la côte, vent, soleil et réconciliation car il faut dire qu’on s’étaient un peu bataillés…

Arrivés au phare du Cap un panneau indique les distances qui nous séparent de différentes grandes villes.


Petite séance photo obligée : nous sommes ici au plus loin de notre tour du monde, à la moitié de notre voyage… C’est pas beau, ça? On descend ensuite sur l’étendue de sable fin qui s’étire sous le Cap.



Il faut dire qu’ici ils sont super forts pour faire des plages tellement grandes qu’on les traverse en voiture (si si…). Alors tout ça c’est très bien mais, et ceux qui m’ont déjà vue à l’œuvre sauront de quoi je parle, moi et mes endormissements fulgurants du moment que je suis allongée sur le sable, on ne voit pas Matthieu partir courir sur la plage. Quelle idée aussi quand on est en pause de balade?… mais là n’est pas la question et me voilà à me taper une petite flippe de “mais où est-il???”. Bref, une deuxième retrouvaille de la journée plus tard


on repart vers notre Quaker van. Là nous attend la pire douche de ma vie (enfin je le souhaite!!) : un vent glacial (mais vraiment glacial) s’engouffrant par “l’interstice” de 20 cm de cette “cabine” de douche, certes à ciel ouvert c’est romantique mais surtout sans porte (avoir confiance, avoir confiance, avoir confiance…), en résumé très venteuse la douche, mais également à l’eau froide avec le jet de douche à hauteur de tête de Quaker et envoyant l’eau à l’horizontal c’est-à-dire nous concernant quasiment au-dessus de nos têtes… Résultat? Un filet d’eau glacée pour que l’eau retombe vers soi, rafraichi s’il en était besoin par la tornade qui nargue dans ce carré de douche non fermé. Aller, j’arrête, il parait que ça fait partie des joies du voyage…
Le lendemain on quitte la péninsule en passant par la plage des 90miles, plage au nom usurpé parce qu’elle fait en réalité un peu plus de 90 km!!! Sauf qu’en fait, sorti de la description sur les guides touristiques, c’est une plage exposée au vent aux vagues machine à laver que l’on pratique surtout en voiture (enfin en 4x4 pardon…) à en croire les traces de pneu qui la sillonnent.


Nous passons 2 nuits face à la péninsule à Ahipara, ville balnéaire à l’orée de la plage. La ville est calme, avec ses “petites” maisons aux jardins ouverts sur l’extérieur. Ici point de plan Vigipirate, point de triple serrure ou de digicode pour au cas où le voisin voudrait du sel. Et pourtant, pas de cambriolage… V’la ti pas qu’ils ont encore raflé des bons points, tiens!
Au final, Cap Reinga est un peu loin d’Auckland mais nous aurons bien apprécié la tranquillité qui découle de cet éloignement.

mercredi 14 janvier 2009

Les plages du Nord et Bay of Island

Ça y est, à nous la liberté avec notre camper van de compét! Bon, on vous l’accorde, c’est pas exactement ce à quoi on s’attendait et on a un petit coup de speed au point de location, mais finalement, c’est génial de faire les Quakers sur la route avec notre maison mobile. On passe le pont et sa vue imprenable sur la mer et les ilots : partie du Nord, nous voila! On fait une halte quelques kilomètres plus loin sur la plage d’Orewa, magnifique langue de sable bordée d’une sorte de petite dune, vraiment très joli. Il y a un concert dans le cadre d’une opération Coca Cola, opération qui offre des coca gratuits à tous ceux qui “font du sport” : 5 séries de sautillements ridicules genre tape tes mains en l’air en écartant les jambes. C’te honte, et quelle hypocrisie… Comme si ces 26 secondes de remuage contrebalançaient les calories contenues dans un litre de coca… Bienvenue chez les Quakers (et ça va pas s’arranger…!). Pour le midi, pas le choix, ce sera des burgers que ni Matthieu ni moi ne pouvons plus voir en couleurs… Alors un bain de soleil plus tard et on file chez le maraicher : quel bonheur de manger des fruits!!! Toutes les cellules de mon corps applaudissent, c’est le festival au point, vous voyez, d’en parler dans le blog! Faut le faire! Bref, on reprend la route, toujours plus au Nord. On élit finalement Matapoui où une baie offre à Matthieu (moi-même) la possibilité de surfer.
Petite droite sympa, qui se lève sur les rochers au coucher du soleil. A peine le temps de prendre 2-3 vagues et c’est la perte de l’une des palmes. Autant dire qu’a partir de là je galère pour ramer et il est préférable de rentrer vers la belle qui est sur la plage. C’est qu’il commence à faire nuit et un peu frais, je récidiverai dans les prochains jours.
Finalement, ce petit parking nous séduit bien… Tranquilles face à la mer, avec des toilettes publiques très bien équipées… C’est parti pour la nuit! Premier repas dans notre camper van
et… première douche! Ben oui parce que c’est sympa d’économiser le camping, mais on n’a pas d’eau dans le quaker van! Alors on s’est douchés à la casserole dans les chiotes mon pote! La classe internationale même! Et puis d’une discrétion légendaire, de quoi alimenter la réputation des Français! Nous ça nous aura bien fait rigoler! Le lendemain, sous le regard curieux des mouettes, on prend le petit déj face à la mer puis on reprend la route. C’est génial cette sensation de liberté. Direction Whananaki par une route de gravillons. Ici c’est marrant parce que dès qu’on s’éloigne des axes principaux, la route devient piste, bordée de la foret primaire et habitée par les nombreux rapaces qui nettoient les cadavres sur le bas coté. On arrive finalement sur la plage magnifique que l’on observe depuis une petite dune de sable. Là, ni une ni deux, on met le camper van en mode cuisine et c’est parti pour la salade face à la mer… mum…! Après cette super pause on reprend la route, nous arrêtant au hasard des chemins (ici dans une maison qui accueillait une expo en plein air mais surtout une super terrasse panoramique).

On débouche finalement sur Eliott Bay où il y a de bons gros rouleaux, ce qui permet à l’un d’aller à l’eau, pendant que l’autre reste bronzer sur la plage. Mais il ya beaucoup de courant et quelques rochers, du coup l’après-midi se termine par un petit plaisir salsa-sur-le-sable au coucher du soleil. On reprend la route un moment au tombé du jour, l’occasion de croire voir un kiwi (mais c’est déjà un mythe cet oiseau ou quoi?!), pour aller passer la nuit à la Bay of island. Le coin est beau, avec une côte très découpée, ce qui doit être un plaisir quand on a un bateau.

Pour notre part on n’a pas de bateau alors on n’y passe que la nuit… en douce… On ne vous la refait pas : la sortie de toilettes publiques la casserole à la main et la serviette autour de la taille, ça restera un grand classique! Après un petit déjeuner aux cigales qui font un bruit démentiel ici, on reprend la route, dont certaines permettent de s’entrainer à la marche arrière avec le camper (merci le manque d‘indication, on a compris que vous couliez rester pénards!), on réussira à trouver une petite plage à proximité d’un camping sauvage familial à Takou Bay. Apres le plein d’eau, la lessive et le repas (en fait on a encore fait les gitans à étendre le linge partout et prendre de l’eau là où on pouvait), Aude se fait un petit repos de fille genre manucure pendant que je me décide à rentrer dans l’eau. Il commence à pleuvoir mais après avoir longuement regardé, je me décide à y aller, malgré une petite pluie qui arrive. Je me retrouve finalement avec 2 néo-zélandais à l’eau avec qui je partage une session que je qualifierai de “délugeuse“, tellement il a plu. Heureusement la première heure fut bonne, mais je suis sorti avant mes sympathiques compagnons. Cela afin de préserver l’émail de mes dents qui claquaient, tellement je me gelais les miches : ici le short avec lycra polaire, c’est pas suffisant! A la sortie j’échappe à la pneumonie mais le petit chocolat chaud fait plaisir : histoire d’enlever ces vilaines lèvres violettes.
Visiblement, l’avantage de notre “Quaker Van“, c’est que sur la durée du séjour on s’arrête où on veut et au début Aude proposera de s’arrêter pour que je surfe, même si je sais que c’était pour être tranquille! On s’arrêtera d’ailleurs à Raglan sur la côte ouest. Apres un premier essai, c’est encore loupé car le courant est fort et les vagues déroulent pas forcement très bien. Finalement, je reperds la palme, tente de regagner le bord et là c’est le déluge complet, les vagues grossissent et c’est la tempête. A peine sorti, le staff chouchoute arrive à la rescousse pour l’option attention on réchauffe le gars qui va dans l’eau à 15 degrés. Un peu déçu, j’attends le lendemain pour me remettre à l’eau avec des palmes de location. Au petit matin c’est grosses vagues en gauche qui déroulent en toute beauté. Après le déjeuner, exécuter en plusieurs temps avec la bouteille de gaz qui lâche, des A-R en ville, je peux enfin aller à l’eau. Au début, peu de monde, sans doute à cause de la taille des vagues, et je me retrouve le plus “dans le fond” (pour une fois!) pour pouvoir, avec ma biscotte, me faire une session, certainement la meilleur de ma vie : pas de temps mort, une grosse vague assez rapide, massive avec une sortie nickel : excellent! Et je remonte en repassant devant tous les autres qui attendent plus bas j’adore! Au final, c’est 2 heures dans l’eau, toujours aussi fraiche dans l’hémisphère sud en même temps ils ont tous des bonnes combi quasi intégrale, mais peu importe quand il y a le plaisir!
Autant dire qu’avant de partir de N-Z, je me tente une dernière session à Piha où c’est un peu la Chine dans l’eau. Du coup sur les conseils d’un local, j’irai davantage dans les intermédiaires, en faisant attention aux caillasses car la plage se trouve entre la falaise et un énorme bloc rocheux en bord de côte. On part le lendemain et malgré l’eau fraiche et des conditions parfois capricieuses, 4 petites sessions en 2 semaines c‘était inespéré.

Visite guidée du camper van

14 jours dans un camper van, ça méritait au moins une petite visite guidée. Alors sans plus attendre, nous vous présentons notre baptisée Quaker Van :


Comme vous pouvez le constater, le voyage, ça rapproche….
Alors la vie à bord, ça donne quoi nous direz vous… Pour nous, ça a donné ça :


En gros 14 jours de liberté et de plaisir! Vive Quaker Van!!

vendredi 9 janvier 2009

Auckland

Dès l’arrivée à l’aéroport, la Nouvelle Zélande s’annonce fidele à sa réputation : organisée, respectueuse et aidante. Matthieu et son besoin-de-voyager-leger-donc-j’achète-un-morey doit répondre à trois interrogatoires avec certains des nombreux policiers présents dans la zone, tous conclus à grand renfort de “génial, moi aussi je surfe!” ou “amusez-vous bien, très bonne journée à vous, embrassez votre mère, femme, enfants, chien, mettez de la crème solaire et encore bonne année”! Par contre pas de trace dudit morey… Voyant le bon coté de la chose, on part plus légers quand on découvre la possibilité d’abuser du temps généreusement offert par Bridget, gentille et dynamique employée de l’office du tourisme de l’aéroport. Parce qu’ici, non contents d’avoir pensé à offrir l’information exactement quand on en a besoin et pas dans la ville (que même il te faut le plan pour trouver l’office et que le plan est donné à l’office…), ils font tout pour toi : comparaison des prix, astuces, conseils, et même réservation et paiement directement avec eux. Un 2e gros bon point pour les Néo-Zélandais à 1h d’arrivée sur le territoire, va falloir penser à en racheter parce qu’à ce rythme là, on en aura jamais assez.
Nous voila arrivés à l’hôtel à 74$ (NZD donc 37euros) la micro chambre, merci Auckland. Fatigués par notre vol
et l’attente à Singapour,

on résiste à la tentation de la sieste immédiate pour partir manger. Ici, c’est snack party de partout, un truc affolant… En une rue, pas moins de 2 Mc Do, 2 Burger King, 1 subway plus tous les petits resto qui ne proposent que sandwiches, kebabs ou burgers. On comprend mieux le format Quaker des gens…
Après notre premier burger de Nouvelle-Zélande, nous rentrons à l’hôtel pour une petite sieste. Il est alors 18h et on ne se réveille que le lendemain à midi. Ca c’est de la sieste! Là, bonne nouvelle, le morey est arrivé. Aller, encore un bon point pour les Néo-Zélandais qui livrent carrément le bagage manquant où on veut (ça change!). Une pizza dégueu et on part à la galerie contemporaine, très réputée dans toute l’île. Sauf que définitivement, l’art contemporain, faut y être habitué! Et puis avec tout ça, il est déjà 17h, l’heure à laquelle tout ferme ici. On part donc bien vite au Victoria Park Market, où on trouve les magasins de souvenir et d’artisanat en train de fermer. C’est pas grave, on a vu sur la route un resto Français et on s’est dit que ça pourrait être sympa d’y aller pour l’apéro histoire de prendre quelques bonnes infos sur la région. Surtout on y rencontre une Néo-Zélandaise qui fête son anniversaire. Ici, la bienséance veut que l’hôte soit en avance pour accueillir comme il se doit ses invités (contrairement au snobisme Français qui dicterait plutôt d’arriver en retard pour montrer à quel point on a une vie trépidante). On a donc le temps de discuter un peu avec elle seule avant qu’elle ne soit rejointe, juste ce qu’il faut pour donner encore quelques bons points pour son allant et sa sympathie naturelle. Ils sont forts ces Néo-Zélandais!
On part manger dans un resto mexicain, pensant trouver des pistes pour mon improbable envie de danser la salsa (piste, piste de danse, jeu de mot…). C’est chose faite, enfin si on veut car l’adresse conseillée, “à 15 min à pied”, est non seulement super loin, mais en plus complètement fermée… 1h30 à errer dans la ville, juste de quoi nous mettre dans le rouge question fatigue… Et c’est reparti pour l’impossibilité à se lever le lendemain… On a donc, du fait du lever tardif, le même peu de temps que la veille pour essayer la partie “exposition temporaire” de la galerie, sensée être un foyer d’œuvres maori. Ouais alors faudra nous expliquer parce qu’entre les maisons en tricot, les découpages de livres pour enfants et les pommes superposées, on dit qu’on voit ni où est l’art, ni où sont les maoris! La seule chose qui nous aura retenu, c’est le “jardin zen” d’un Japonais (on vous l’a dit, vachement maori…) qui fait fondre un bloc de petits galets au-dessus de deux caisses en bambou dont l’une tendait des cordes, l’autre une barre métallique. Les gouttes, en tombant, produisait donc un bruit sur le bambou, accompagné du bruit des galets sur les cordes ou barre. Original…
Le reste de la journée passe aussi pitoyablement que la veille… On est décidément pas faits pour les capitales… Le soir on tente une autre sortie salsa mais c’est pas mieux. J’aurais quand même eu le privilège de danser 3 danses avec mon amoureux! Nos premières danses dans un bar!
Le lendemain nous prenons la tangente en camper van. Direction la campagne, ça nous réussit mieux!

jeudi 8 janvier 2009

Singapour

Après 2h20 de vol, on arrive dans la nuit à Singapour, le but étant de pouvoir profiter de la ville pour faire des achats (comme si on en avait pas fait assez!!). On passe la douane sans problème avant de récupérer nos bagages, qui n’ont pas été ménagés visiblement. Puis, avant de sortir de la zone internationale, c’est le moment où tu repasses ton bagage dans la grosse machine et là…..Et bien c’est le début d’une bonne heure et demi d’interrogatoire.
Au scanner, ils nous ont démasqués avec nos airs de terroristes!, car nous avons en notre possession de quoi mettre à mal la sécurité du pays. Du coup on nous demande de vider les sacs pour qu’ils puissent effectuer des vérifications, certainement “d’usage“. Au fur et à mesure du déballage, on commence à avoir ce sentiment de se faire “violer“ dans la grande fouille de nos affaires pour une bouteille d’Arak (alcool balinais) et 2 étoiles de ninja achetées à Bangkok. Mais lors du déballage, voila ti pas qu’il découvre un paquet de cigares et un couteau suisse! C’en est trop, on commence à nous questionner pour savoir d’où l’on vient, où l’on va, on nous demande les passeports, puis on doit aller jusqu’au bureau des douanes, infraction et objets perdus/trouvés. Du coup on ne sait plus trop si on fait partie des objets trouvés ou des infractions. En fait on est un peu dans l’incompréhension et on essaie d’expliquer que l’on ne fait que voyager et que l’on ne veut même pas sortir avec les bagages, puisqu’on veut juste aller faire des courses en ville…
Mais la douane ne l’entend pas ainsi et on nous dit que les cigares sont interdits, sauf si l’on paie une taxe, qui est parait-il assez chère. Mais après ¼ d’heure de discussion, j’utilise le 50/50 : on peut garder les cigares. Le douanier, pas très content, nous prévient que si la police nous prend, ce sera tant pis pour nous, on aura une grosse amende à payer. Puis la question passe alors sur les étoiles de ninja. Là, c’est l’enquête qui démarre avec une bonne vérification de mon passeport, et ils utilisent le joker, appel à un ami, la lumière bleue genre “c’est un vrai ou tu l’as fait à Bangkok ton passeport?“, et évidemment les questions : d’où on vient, où on va, qui on est, pourquoi on voyage, quel est mon métier... Ca y est maintenant on a bien fait connaissance, on peut appeler la police, elle va venir nous voir.
Voila 3 jeunes officiers qui reviennent et discutent avec les douaniers, prennent leur stylo et leur papiers avant de m’inviter à les suivre à l’écart pour… bah me reposer les mêmes questions bande de CONNARDS. Sauf que là, maintenant qu’il est sûr que je me connais bien, il prend mon adresse internet. C’est vrai que c’est tellement sympa de faire connaissance comme ça, et puis on a tout de suite accroché!! C’est un peu comme si j’avais un nouveau correspondant!? Peut-être même 2, puisqu’un des autres enculés est derrière moi pour prendre des notes. De deux choses l’une, soit ils me la font avec un profiler genre “comment réagit le suspect?”, soit celui qui me questionne est sourd, du coup l‘autre est muet et prend les notes. De toute façon je lui confirme que les étoiles, j’ai bien compris qu’il les gardait, mais que je signerai pas son putain de compte rendu de merde (en lui expliquant un peu énervé à quel point l’absence de liberté et de respect est fortement ressenti par moi-même et Aude). Il me signifiera gentiment qu‘il est en possession de mon passeport...
Mais c’était sans compter sans l’utilisation de mon troisième joker : l’appel à un ami, puisque Aude pendant ce temps a filmée un bout de la scène. Du coup le fonctionnaire, prévenu par le douanier, se lève et demande à Aude d’effacer les images. Comme quoi, on peut vite se sentir violer dans son intimité, même au travail… Bref, il remplit tout son papier et me demande si je veux le signer tout en sachant qu’avec ou sans ça change rien pour moi…
Du coup, je fais ma signature après réflexion et en voici la preuve.


Vous remarquerez que dans le stress j’ai fait une faute à mon nom….


Une fois qu’il a ma dédicace, il s’excuse évidement de la gêne occasionnée et nous dit que ce sont les lois ici. Que l’on peut écrire au bureau des réclamations de la police. Mais je préfère lui répondre à lui, en lui disant que j’ai bien compris qu’il applique des lois écrites par d’autres. Mais c’est vraiment n’importe quoi de contrôler ainsi, de mettre des interdictions, de considérer les gens comme cela dans la procédures de vérifications, comme si on était de la famille à Bin Laden ou le fils de Mesrine. Après plus de 8 pays d’affilée, je lui dit qu’ici c’est le pire et qu’il ferait bien d’y réfléchir, il y a quelque chose qui est dans trop de sécurité, de suspicion. Et l’officier de police m’apparait alors comme un gamin de 20 ans, me répondant qu’il est désolé, que lui aussi veut voyager et qu’il est pas d’accord avec ce qu’il applique. Je le crois assez sincère, mais je lui dit que je plains les gens d’ici soumis à des règles strictes assez absurdes faites de beaucoup d’interdits, où si tu as un cigare et un couteau suisse, tu es considéré comme un criminel. Cela empêche d’hors et déjà notre envie de rentrer dans le pays où lorsque tu es encore en zone internationale c’est l’interrogatoire jusqu’à 4h30 du mat‘.
On a encore de quoi se poser des questions sur la dite super civilisation? Et l’on apprécie d’autant plus le confort des populations du Laos, où il n’y a peut-être pas toutes les technologies et la modernité, mais où le respect et l’espace de liberté sont sans commune mesure…
Pour notre part la réponse à la question Jean-Pierre est la numéro un. C’est mon dernier mot.